Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Liberté d'expression

LIEN VERS LE SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG

Autres articles de la section politique et économie

 

  1. la est un souci, les caricatures de , c'est juste de la liberté d"expression...

     
     
     

    Désolé ma chère newfollow, oui ! On ne défend pas l'antisémitisme par le racisme. Les caricatures visent d'autres fachos: Al Qaida

     

     

     

    Si on veut... En tout cas, il est interdit de représenter l'image du prophète.

     

    Oui mais tu peux comprendre que si on n'est pas croyant, on ne se sent pas concernés par cet interdit et agressés par les fatwas.

     
     
     

 

 

 

 

 

 

 

 

Liberté d'expression

 

J'ai un problème dans la vie, c'est de n'avoir aucun racisme ni rejet d'aucune sorte.

 

Je n’ai rien contre les blancs, les noirs, les jaunes, les arabes, les juifs, les femmes, les hommes, les vieux, les jeunes, les homosexuels, les bisexuels, les handicapés, rien non plus, contre les cathos, les musulmans, les shintoïstes… Je discute aussi facilement avec un conservateur, un gars du FN ou avec un front de gauche, un PS, un UMP…

Je discute et je défends mes idées.

 

En fait, je n’ai aucun rejet à priori. Les gens m’intéressent dans ce qu’ils sont. Ensuite dans l’échange, je me fais une opinion et au final je n’aime pas tout le monde (loin s'en faut), mais mon jugement n’est jamais une généralité préconçue basée sur une appartenance.

 

Je ne tire aucune fierté de cela. Et si je m’interroge sur l’origine de cette différence que je suis bien obligé de constater avec pas mal des gens qui expriment leurs à priori, leur mépris, leur sexisme ou racisme, je suis à peu près persuadé que cela vient du fait que, enfant, j’ai grandi dans l’amour et la tolérance de mes parents.

L’amour ou le rejet sont des maladies contagieuses par contact et savoir cela me rassure et me permet de me positionner par rapport à la liberté d’expression.

 

Je suis pour la liberté de pensée, de dire et de contredire. Je ne déteste que deux choses ; la bêtise et l’ignorance et, au sommet de ces deux maux, l’obscurantisme.

 

L’obscurantisme, je l’ai abordé dans ce blog, il n’est pas seulement religieux, il intervient chaque fois qu’un groupe humains se crée une vérité absolu et l’oppose en dogme à toute réalité. On le retrouve dans les religions, mais aussi dans les opinions politiques, dans la science et bien sûr dans tous les rejets sectaires.

 

La liberté d’expression, elle, est un droit qu’il faut toujours affirmer et défendre, mais c’est un droit complexe parce qu’il n’est pas absolu à partir du moment où il s’adresse aux autres et constitue une incitation à penser ou à agir.

 

Pour être très basique comme j’aime souvent l’être, « aimez-vous les uns les autres » ne pose aucun problème à être exprimé, mais « tuez-vous les uns les autres » ou pire « mort aux juifs ou aux arabes, aux chinois… » a une portée complètement différente. Il ne s’agit plus de liberté de parler mais de savoir vivre ensemble.

 

Il y a donc plusieurs manières d’aborder la liberté d’expression sans la bafouer :

Le modèle USA qui vient de migrants opprimés, est, dans ce domaine, complètement libertaire. Tout le monde peut tout dire sur tout le monde, (ce qui pose le problème de twitter et facebook quand ils doivent s’adapter en Europe).

Le modèle Européen est plus varié notamment à cause de l’histoire des pays qui ont connu l’absolutisme, les guerres de religion, les révolutions, la montée du nazisme et la Shoa.

L’Angleterre protège sa monarchie et interdit à la Reine d’exprimer certaines opinions. En revanche, avec humour, elle accepte qu’on puisse tout dire debout sur une caisse de bois à Hyde Parc, puisqu’on n'y est plus sur le sol anglais.

L’Allemagne condamne fortement le négationnisme.

En France, nous venons de redécouvrir que nous avions la liberté d’expression à priori, assortit de condamnations possibles mais seulement à posteriori. De cette subtilité découle un certain nombre de conséquences sur les responsabilités des supports de communication.

Une émission enregistrée n’a pas la même liberté de parole qu’un direct, l’écrit et la parole ont des droits différents, et dans le cas d’un spectacle vivant, il n’était pas possible d’interdire la prise de parole avant le spectacle, même si dans tous les spectacles précédents, sans exception, des phrases ouvertement antisémites avaient été glissées.

 

Je vais user maintenant de ma liberté d’expression personnelle pour dire que je suis atterré du niveau d’inculture des spectateurs du spectacle censuré hier soir. De leur ignorance pour la plupart, du crime incroyable qu’a été la Shoa, la déportation de millions de juifs en Europe, d’hommes de femmes, d’enfants vers la torture, la famine et la mort des camps d’extermination.

D’être capable de prendre pour de l’humour, d’assimiler à de l’humour, la phrase "Moi, tu vois, quand je l'entends parler je me dis, tu vois, les chambres à gaz... dommage".

 

Non je ne suis pas juif, non je n’ai rien contre les Antillais, ni les Guadeloupéens, ni les noirs, ni…

Oui je suis un défenseur des droits de l’homme, de la libre pensée et de la liberté de parole, mais ne pas pouvoir empêcher un spectacle où de telles phrases sont répétées, de manière récurrentes, systématiques et voir que les condamnations ne sont pas appliquées m’est insupportable.

 

La jurisprudence du conseil d’état qui s’appuie sur ce caractère récurent, systématique et attendu pour justifier son interdiction n’est pas une atteinte aux droits des humoristes, comme le soutenait hier Nicolas Bedos, que j’apprécie pourtant. Ils continueront à avoir leur lot de procès à posteriori par les dizaines d’associations qui prennent la mouche à chaque fois que l’on rit de choses graves, sans comprendre que le rire est dans ce cas (et pas dans l’autre) un exutoire salvateur.

 

A ce propos, je suis tombé sur la page twitter de Willy Rovelli hier, le mètre de l’humour, comme il s’auto-nomme s’est fait incendié par les féministes des réseaux sociaux à cause d’une phrase reprise par 20 mn « L’humoriste et animateur télé a écrit sur Twitter qu’il violerait des vendeuses le jour des soldes si elles n'avaient pas sa taille »

Il est quand même intéressant de voir que cette phrase a soulevé un tel tollé, qu’elle n’aurait pas eu dans les formes suivantes :

 

« Je tuerai les vendeuses le jour des soldes si elles n’ont pas ma taille »

Ou

« J’étriperai les vendeuses le jour des soldes si elles n’ont pas ma taille »

Ou encore

« je violerai les vendeurs le jour des soldes s’ils n’ont pas ma taille »

 

Parce que quand on connait l’humoriste, on sait que le moteur comique du twitt n’est pas le viol, mais bien la taille du « mètre » et son incapacité a agressé !

 

Et il est vrai que bien souvent les associations regroupant les victimes de la route, de viols, d’accidents médicaux, d’handicapés… sont très susceptibles et trop promptes à vouloir interdire le rire, qui est pourtant rarement méchant.

 

Toujours sur le thème de la liberté d’expression, j’ai dans mes followers twitter, un gars qui se nomme João Gabriell avec l’adresse twitter @NegreInverti. Il tient un blog très bien écrit sur le thème du néo colonialisme, de la couleur et de la sexualité et l’un de ses articles parle du « privilège blanc ».

J’y ai découvert ce concept : (vous pouvez accéder à la totalité de l’article en cliquant sur l’extrait)

 

Le privilège blanc peut être défini de manière extrêmement rapide comme l’ensemble des situations qui favorisent des blancs par rapport à des non blancs. Il existe un rapport social spécifique qui n’est pas liée à la classe sociale, mais à la question raciale, et qui favorise les blancs, même si certains en profitent bien moins que d’autres. Pour plus d’informations sur le privilège blanc, vous pouvez lire un texte de Ms Dreydful et un autre de Rokhaya Diallo.

 

Privilèges blancs dans les lieux de pouvoir

 

Un des exemples concrets du privilège blanc concerne la circulation de la parole universitaire. Un chercheur blanc et un chercheur non blanc travaillant sur un même sujet ne vont généralement pas être cités de la même façon et à la même fréquence. Le premier sera souvent vu comme "plus objectif" alors qu’on suspectera souvent le second d’être enfermé dans sa condition subalterne, et la probabilité qu’on le cite bien moins que le premier est très forte.

 

De prime abord, je suis à titre personnel, mal à l’aise d’être mis en cause de par ma «blanchitude», je refuse d’être rendu responsable de quoi que ce soit par appartenance.

Et pourtant… Même si je n’aime pas l’expression « Privilèges Blancs » que je trouve culpabilisatrice, à lire ce papier je ne peux être que d’accord sur la différence de facilité qui persiste encore, encore et toujours.

Parlons-nous donc… librement.

 

LIEN VERS LE SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG

Autres articles de la section politique et économie